Chers amis,
Aujourd’hui, je prends une année de plus. Et chaque année, à cette date, je me retrouve à réfléchir à quelque chose de bien plus grand que moi.
Pendant longtemps, je pensais que la chance était simplement quelque chose qui vous arrivait. Puis j’ai compris : la chance peut se créer. L’opportunité peut être démocratisée. L’espoir n’est pas seulement un sentiment — c’est un système que nous pouvons construire.
Notre histoire d’espoir a commencé en 2010, lorsque mon épouse et moi avons pris l’engagement de soutenir les jeunes entrepreneurs africains à travers la Tony Elumelu Foundation.
Dans un monde rempli d’incertitudes, nous avons fait un choix délibéré — année après année — de semer de la certitude dans la vie des jeunes entrepreneurs africains.
La plus grande richesse de l’Afrique n’a jamais été le pétrole ni l’or. Elle a toujours été son peuple.
Notre conviction était simple : l’entrepreneuriat — et l’ingéniosité des jeunes Africains — deviendraient un moteur de transformation économique pour le continent. Nous avons vu de près comment les entrepreneurs créaient de la valeur dans leurs communautés, et nous nous sommes posé une question simple : et si nous pouvions multiplier cet impact à travers l’Afrique ?
Aujourd’hui, nous avons notre réponse.
À travers la Tony Elumelu Foundation, nous avons constaté que lorsque les jeunes Africains sont accompagnés, ils créent des emplois, bâtissent des entreprises durables, stimulent l’innovation et favorisent la prospérité sur le continent.
Notre objectif initial était d’identifier, former, encadrer et financer 10 000 entrepreneurs africains avec un capital d’amorçage de 5 000 dollars non remboursable. Seize ans plus tard, je suis honoré de constater que nous avons presque triplé cette ambition.
À ce jour, le programme d’entrepreneuriat TEF a distribué plus de 100 millions de dollars à plus de 24 000 entrepreneurs à travers l’Afrique.
80 % des entrepreneurs soutenus ont dépassé les premières phases de leur activité, un changement majeur comparé aux années où seulement 10 à 20 % des entreprises survivaient suffisamment longtemps pour se développer. Cela signifie que 4 entreprises sur 5 réussissent dans notre programme, contre 1 sur 5 au niveau mondial.
L’impact est considérable :
C’est cela l’Africapitalisme en action : la conviction que le secteur privé africain, en particulier les entrepreneurs, doit être le moteur du développement économique et social du continent.
Au-delà des chiffres, la TEF a contribué à redéfinir le récit du développement en Afrique — passant de la dépendance à l’aide à une logique de partenariat. Ce modèle est aujourd’hui étudié par des institutions, des gouvernements et des think tanks à travers le monde.
Le 22 mars, nous avons annoncé la 12ᵉ cohorte du programme TEF à Abuja. Au total, 3 200 jeunes entrepreneurs issus des 54 pays africains bénéficieront d’un financement, d’un mentorat et d’un accès à notre plateforme digitale TEFConnect.
L’une des histoires les plus inspirantes de cette cohorte est la montée en puissance des femmes entrepreneures.
51 % des entrepreneurs sélectionnés cette année sont des femmes. Cette sélection s’est faite uniquement sur la base du mérite. Parmi des milliers de candidatures, elles se sont distinguées par la qualité de leurs idées, la clarté de leurs modèles et l’ambition de leur vision.
En ce mois dédié aux femmes, cela envoie un message fort : lorsque les opportunités sont accessibles, les femmes africaines ne se contentent pas de participer — elles prennent le leadership.
Notre vision vit à travers elles.
Partout où je voyage, je rencontre nos entrepreneurs — des femmes et des hommes qui partagent des histoires de croissance, d’expansion et de rêves réalisés. Chaque rencontre confirme que notre travail est un investissement dans la ressource la plus durable de l’Afrique : son peuple.
Je tiens à exprimer ma sincère gratitude à nos partenaires, mentors, au Groupe Heirs Holdings et à toute l’équipe de la TEF. Votre engagement continue de faire avancer notre mission : bâtir une Afrique autosuffisante et inclusive.
À nos nouveaux entrepreneurs TEF : c’est votre moment.
Nous ne vous avons pas choisis parce que votre parcours était facile — nous vous avons choisis parce que vous avez persévéré malgré les défis.
Je suis profondément fier de l’impact que nous créons.
Maintenant, transformons notre continent ensemble.
Merci.